Session : Usages innovants

 

Une transformation numérique au service de l’usage : évolution du traitement des fonds de l’Ina

Par Eleonore ALQUIER, Institut national de l’audiovisuel

Suivant un double régime de collecte (archivage des radios et télévisions publiques d’une part, et dépôt légal de la radio, de la télévision et d’une partie du web français, d’autre part), l’Institut national de l’audiovisuel enrichit aujourd’hui ses collections au rythme annuel d’un million d’heures nativement numériques. Mais disposer d’un fonds pléthorique n’a jamais suffi : il s’agit de proposer aux usagers le(s) contenu(s) précis les intéressant, du réalisateur en attente d’un gage d’authenticité dans une fiction historique, jusqu’au journaliste rêvant de l’illustration qui donnera un peu d’originalité aux « marronniers » annuels du JT, en passant par le grand-oncle dont on cherche le visage dans un jeu télévisé, ou encore l’étudiant souhaitant incarner sa problématique (historique, sociale, …) dans un corpus qu’il pourra décortiquer en quelques mois.

Les possibilités offertes par les outils numériques se situent en entrée et en sortie de chacun de ces usages. En aval, ils permettent d’interroger les métadonnées et de filtrer les résultats, jusqu’au visionnage « augmenté », qui permettra à l’usager de s’approprier le média (annotation personnalisée). En amont, les possibilités de transcription et de reconnaissance visuelle et vocale permettent d’envisager la production automatisée de métadonnées, sans qu’un professionnel n’ait eu à visionner ni à analyser « humainement » les contenus.

Quelle organisation, quelle place pour les contrôles de qualité, une fois que l’humain n’est plus le seul acteur à intervenir en production de métadonnées sur les archives dont il assure la conservation ? les modèles de description doivent-ils évoluer de manière à ne plus répondre forcément à des standards définis a priori, mais plutôt à des modes de consultation déterminés en aval par les moteurs d’interrogation ? C’est aux questions structurelles soulevées par le recours au numérique et à l’intelligence artificielle que cet exposé propose de s’intéresser, en partant des outils en vigueur et des projets en cours à l’Ina.

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